3 questions à...
Une interview de Paul Gallard, Vice-Président de "Droite de Demain"
Nous initions cette série d'interviews avec Paul Gallard
, vice président d'un
think tank prometteur et courageux " Droite de Demain
"
1.Que signifie pour vous « être de droite » ?
Je suis de droite d’inspiration sociale, c’est-à-dire, une droite fière des réussites de sa Nation, que ce soit de son histoire, de son patrimoine mais surtout des réalisations de son peuple. Cette Nation par laquelle chacun peut s’élever par le fruit de son travail et par son mérite. Mais être de droite ce n’est pas oublier non plus son histoire, ne pas oublier les clivages structurants, ne pas oublier la scission des républicains modérés en 1905. Nous découlons de cette droite libérale portée par Auguste Abraham et la Fédération Républicaine, mais aussi du conservatisme de Louis Marin.
2.Pourquoi vous êtes-vous engagés en politique / dans le syndicalisme ? Quels rêves / idéaux vous animent ? quelles lignes voudriez-vous faire bouger ?
Je me suis engagé à l’UNI en deuxième année de licence car je fus sidéré des idéologies qui ont trouvé cité dans nos facultés et en particulier dans la faculté de Lettres, qui était la mienne. A mon sens, c’est par l’éducation nationale que notre pays a perdu sa capacité à faire vivre la Nation ; les idéologies post-68, de la repentance, colonialistes, néo-médiévalistes, néo-marxistes ou indigénistes ont contribué à diviser nos jeunes concitoyens. Je souhaite mettre fin à cette idéologie gauchiste – n’ayons plus peur des mots – qui catégorisent les êtres et surtout suppriment le « nous ».
3.Quels constats faites-vous sur le climat politique en général en France ? Quelles sont vos peurs ? Vos espoirs ?
Avec droite de demain nous voulons réfléchir, débattre sans avoir de limites partisanes qui ont gangréné la vie politique Française. Les politiques ne défendaient plus une vision du monde et de la France, mais bien une paroisse. La déconstruction du clivage gauche / droite m’inquiète au plus haut point, ce basculement vers de nouveaux clivages qui sont, je pense moins intéressants (progressisme / conservatisme), et qui vont surtout mener notre jeu politique vers une politique spectacle où les débats ne seront plus idéologiques mais éthiques. J’ai cependant l’impression, que le fait de se réclamer de droite ne fait plus peur, que de nombreux jeunes s’engagent, de plus en plus tôt mais surtout avec des idéologies affirmées. Ils ont la volonté de faire bouger les digues, ils ont faim de débats et nous les accueillons avec plaisir dans notre cercle de réflexions « droite de demain ».










